Introduction
Le marché de l’emploi est saturé, pourtant la demande demeure en hausse. Les critères de sélection deviennent alors pointus. Les entreprises mettent l’expérience au centre des recrutements ; les jeunes diplômés se retrouvent alors dans un dilemme. Comment décrocher son premier emploi quand les offres de stage s’amenuissent ? L’expérience professionnelle est-elle source de compétences réelles ? Comment promouvoir la compétence des jeunes diplômés sans expériences professionnelles ?
Les stages, moyens d’acquisition d’expériences
La mise en pratique des connaissances abstraites se révèle essentielle pour les jeunes diplômés aux têtes bien pleines. Mais, face à cette évidence se heurte la problématique des stages en Afrique. En effet, c’est triste de le rappeler, car ne bénéficie de stages qui veut, mais souvent, qui connait l’entreprise. Il est alors difficile pour plusieurs étudiants de bénéficier de stage adéquat. Pourtant, les stages permettent de bénéficier d’expériences professionnelles ; atout inconditionnel pour décrocher un futur emploi. Cet état de fait se croche avec le peu de collaboration du duo grandes écoles-entreprises. Cela handicape le processus de conquête de stage. Le nombre dérisoire des entreprises et la qualité d’encadrement des stagiaires dans plusieurs entreprises viennent compliquer la problématique. Mais, l’expérience professionnelle tant prétendue par les recruteurs est-elle un puissant moyen d’évaluation des compétences ?
L’expérience professionnelle source d’aptitudes réelles ?
La compétence est capitale dans la réussite des activités socio-professionnelles. Il est essentiel d’en accumuler pour se faire une place au soleil. Les stages souvent y participent, mais quel stage ? Il est à remarquer malheureusement que les stages ne donnent souvent pas les ressources intellectuelles nécessaires pour le futur emploi. En effet, l’encadrement des stagiaires sous nos cieux laisse à désirer. Le stagiaire se voit souvent confier des tâches n’ayant aucun lien avec ses attributions ; dans ces conditions, il n’apprend absolument rien. Ainsi, la mise en pratique des compétences acquises se fait souvent lors du premier emploi. Fort heureusement, plusieurs excellent dans leurs domaines sans une solide expérience. De là, il devient captivant de remarquer que la capacité productrice du travailleur ne saurait se mesurer du haut de ses dix années d’expériences, mais de son engagement ; sa capacité à se surpasser. Alors, il n’est pas anodin d’affirmer qu’une forte expérience professionnelle n’est point synonyme d’excellence.
Comment promouvoir la compétence des jeunes diplômés sans expériences professionnelles ?
Les jeunes diplômés ont des difficultés pour intégrer les entreprises voire organismes internationaux du fait de la barrière « expérience professionnelle ». Il sied de réfléchir sur la question afin de favoriser l’intégration de ces derniers qui ont du savoir à faire valoir. L’une des fortes mesures est de privilégier les débutants dans les recrutements stratégiques. En effet, offrir de l’emploi à un diplômé sans expériences professionnelles c’est souvent favoriser d’excellents résultats, car il se surpasse toujours. Aussi, L’Etat doit réformer les concours directs en favorisant dans certains domaines la pratique avant les renforcements des capacités puis l’intégration. Enfin, le ciblage des potentiels entrepreneurs depuis les grandes écoles et leur accompagnement pour la mise sur pied de leurs entreprises est une nécessité pour la promotion de l’esprit entrepreneurial.
Conclusion
Les offres de stage s’amenuisent. Décrocher un emploi sans expériences devient donc périlleux. Cependant, plusieurs jeunes ont fait preuve de compétences dans des environnements plutôt hostiles. Il est indispensable d’offrir une chance aux « sans expériences », de revoir la forme des recrutements et la promotion de l’entrepreneuriat déjà au niveau des universités.
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