Introduction
Le Burkina Faso fait face à un défi persistant : celui de rendre ses routes plus sûres. Si les statistiques de 2025 montrent une légère stabilisation, la violence des chocs reste préoccupante. Pour y remédier, le gouvernement a validé en fin 2025, la nouvelle Stratégie Nationale de Sécurité Routière (SNSR) 2026-2030.
Un état des lieux alarmant mais contrasté
Entre 2024 et 2025, le pays a enregistré 22.702 cas d’accidents en 2024 et 17.335 cas d’accidents en 2025 soit (-23,6 %), traduisant plus de 5.367 cas d’accidents évités; avec 15.615 blessés en 2024 et 14.611 blessés en 2025 soit 10.004 victimes de moins. Le pays connait un taux de decès en baisse soit 1068 cas en 2024 et 880 cas en 2025 soit 188 vies sauvées; une baisse de moins, soit (-17,60 % ).
Les causes majeures de l’insécurité
Les facteurs humains demeurent la cause principale à savoir le non-respect du code de la route, ( l’excès de vitesse) le non-port du casque. A cela s’ajoute la consommation d’alcool au volant et l’utilisation du téléphone portable en conduite. L’état de dégradation de certaines routes (nids-de-poule) et le manque d’éclairage urbain aggravent les risques nocturnes.
L’offensive technologique de 2026
Face à ces défis, l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER) et les autorités politiques, mutualisent leurs efforts sur la modernisation à travers la Vidéo-Contravention, le déploiement progressif de caméras de surveillance capables de détecter automatiquement les infractions et d’infliger des amendes électroniques. L’utilisation accrue de radars pour le contrôle de vitesse est un fait marquant, et l’expérimentation de drones pour les constats d’accidents, vise afin de gagner en précision et en rapidité. L’objectif 2030, la nouvelle stratégie nationale vise une réduction de 50 % des décès liés aux accidents d’ici 2030, en faisant passer le taux de mortalité de 4,3 à 2 cas pour 100 000 habitants.
Conclusion
En ce début d’année 2026, l’ONASER a lancé des appels à projets pour soutenir les associations locales. L’idée est de passer d’une sécurité “subie” (répression) à une culture de la route partagée, notamment, à travers des campagnes de sensibilisation nocturnes et l’intégration de la sécurité routière dans le cursus scolaire des jeunes. La route ne tue pas, c’est notre comportement qui tue. Le port du casque et le respect des feux tricolores sauvent des vies chaque jour au Burkina Faso.
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