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Student entrepreneurs in Burkina Faso. Photo credit - AI Generated

ÉTUDIANTS ENTREPRENEURS AU BURKINA FASO : UNE VIE DANS UNE AUTRE

Introduction

Partis à la recherche de la connaissance sur le campus, loin du cadre de vie familial pour la plupart d’entre eux, certains étudiants ont décidé d’allier vie estudiantine et entreprenariat. Cela a abouti au célèbre slogan : « Un pied à l’école, un pied dans le business ». Qu’est-ce qui amène les étudiants à entreprendre ? La cohabitation entre études et entrepreneuriat est-elle possible ? La réponse à ces problématiques constituera le contenu des lignes suivantes.

 

Étudiants entrepreneurs : d’où est née cette idée ?

Après l’obtention du baccalauréat, la vie sur le campus se présente. Loin du confort du foyer familial, l’université est une tout autre réalité. Solitude, surmenage, manque de soutien et précarité économique des apprenants sont des réalités tristement présentes sur nos campus. Cet état de fait conduit certains étudiants à se lancer dans l’entrepreneuriat sous toutes ses formes. Premièrement, la pratique la plus répandue est le commerce en ligne, largement vulgarisé au sein du milieu estudiantin. Cette activité, qui consiste à vendre des articles via des plateformes numériques, permet à certains de tirer leur épingle du jeu et de subvenir aux besoins nécessaires à leur bonne formation. En second lieu, certains se lancent dans le maraîchage, soit comme activité parallèle, soit pour se constituer un chiffre d’affaires. Et enfin, comme nous le constatons dans les rues de Ouagadougou, des étudiants entreprennent dans le domaine agroalimentaire, notamment avec la vente de garba. La chaîne de restauration « Chez Prési Sangaré », fondée par un étudiant, illustre parfaitement cet engagement. Dès lors, une question se pose : ces activités parallèles n’empiètent-elles pas sur leur formation ?

 

« Un pied à l’école, un pied dans le business » : deux pieds en session ?

Entreprendre afin de subvenir à ses besoins tout en suivant convenablement sa formation universitaire est plus qu’une nécessité. Dans cette démarche, la méthodologie et la rigueur envers soi-même doivent être au rendez-vous. Dans le cas contraire, l’étudiant tombe dans le piège du salariat et de la course à la richesse. En voulant attraper deux lièvres à la fois, les études sont souvent reléguées au second plan au profit de l’activité entrepreneuriale. Face à cette quête d’indépendance économique, les apprenants doivent garder à l’esprit qu’ils sont avant tout à l’université pour étudier. Par conséquent, la formation doit primer sur toute autre activité. L’entrepreneuriat doit être complémentaire aux études et ne doit pas faire perdre de vue l’objectif principal : acquérir des compétences à travers une formation de qualité.

 

Conclusion

La formation estudiantine et l’entrepreneuriat semblent cohabiter sur nos campus. De la vente en ligne à la vente de garba, chacun essaie de créer une activité de ses propres mains afin d’accroître son revenu mensuel. Et cela semble leur réussir, comme en témoigne les chaînes de restauration créer par les étudiants dans la capitale burkinabè. Toutefois, cet état de fait, bien que nécessaire pour la survie économique, ne doit pas conduire à l’abandon des études.

Zougmore Abdoudramane

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