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Women involved in the politics and governance of the country. Photo credit - AI Generated

LES FEMMES ECRIVENT L’HISTOIRE DANS L’ADVERSITE

Introduction

L’année 2025 marque une étape significative dans l’évolution de la participation politique des femmes en Afrique. Si des progrès notables sont observés dans plusieurs pays (lois sur la parité, nomination de femmes à des postes stratégiques et émergence de nouvelles figures féminines engagées), des défis structurels persistent, particulièrement dans les contextes de crise sécuritaire comme au Burkina Faso. A cela s’ajoutent les pesanteurs socio-culturelles et le manque de soutien institutionnel, qui continuent de freiner l’émancipation politique des femmes. A travers cet article, nous ferons une analyse comparative des performances régionales en termes de participation politique féminine en Afrique.

 

Progrès significatifs

Des avancées remarquables sont enregistrées dans certains pays, notamment au Rwanda. Avec un taux de 63,8% de femmes à la chambre des députés, il se présente comme le premier pays au monde avec une constitution garantissant un minimum de 30% de femmes dans les organes de décision. Cela atteste que la participation féminine est ancrée dans le cadre juridique. De même au Sénégal, avec un cadre législatif fort, avec environ 44,2% de femmes représentées à l’assemblé nationale, démontre l’efficacité d’une loi spécifique sur la parité.

 

Défis persistants

Malgré ces avancées, l’évaluation globale révèle une moyenne continentale de 26,8 % de femmes dans les parlements. Des performances variables sont constatées au Nigeria avec environ 4 à 5,6 %, selon le baromètre Afrique 2024 International IDEA, traduisant une sous-représentation critique des femmes dans les instances décisionnelles, le Parlement ayant rejeté en 2022 des projets de lois sur le quota.  Cependant, au Burkina Faso, malgré les turbulences politiques et la crise sécuritaire, une loi sur les quotas (loi n°010-2009/AN, puis N°003-2020/AN) a été mise en place, reflétant une volonté politique et un facteur clé de progression par le passé. Toutefois, la fragilité politique et des nominations dans les organes de transitions, ne respectant pas les mêmes exigences de quotas entraînent une régression temporaire de la participation des femmes aux postes de décisions. De plus, la situation sécuritaire met les femmes à l’épreuve avec environ 2,1 millions de déplacés internes, majoritairement des femmes et des enfants. Cependant, la résistance s’organise avec de nouvelles formes d’engagements telles que les plateformes numériques, les incubateurs politiques, les réseaux solidaires et des mentorats actifs, qui font grandir la relève féminine.

 

Conclusion

L’avenir s’écrit au féminin et l’Afrique ne peut se priver des compétences de ses filles. La place de la femme dans les instances de décision n’est pas une faveur, c’est un droit et une nécessité pour le développement africain. L’Afrique de demain se construit aujourd’hui et elle aura besoin de toutes ses forces, hommes et femmes, main dans la main. La révolution politique féminine n’est pas une option, mais un impératif pour un continent plus juste et plus prospère.

 

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OUEDRAOGO Latifatia Amin Nomwendé

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