Introduction
Le VIH est-il une condamnation à mort ? Après avoir embrassé cet homme, j’ai découvert qu’il était séropositif : pensez-vous que j’ai contracté le VIH ? J’ai serré la main d’une personne vivant avec le VIH et je crains d’avoir été contaminé. Ces questions et ces idées fausses persistent encore dans nos sociétés, malgré des décennies de découvertes et d’avancées scientifiques. Selon un rapport d’ONUSIDA en 2023, 39,9 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, avec 1,3 million de nouvelles infections et 630 000 décès liés au sida. D’où l’importance de combattre les mythes afin de promouvoir le dépistage du VIH et de soutenir les personnes séropositives. Cet article aborde les croyances les plus répandues sur la transmission du VIH et propose des réponses pour les déconstruire.
Mythes courants sur la transmission du VIH
Le VIH est une condamnation à mort : Faux. Les personnes vivant avec le VIH peuvent mener une vie longue et en bonne santé grâce à une thérapie antirétrovirale (TAR) régulière, qui permet d’atteindre une charge virale indétectable. Le préservatif est la seule protection efficace : Bien que son efficacité soit de 98 %, il existe d’autres moyens de prévention comme la PrEP (prophylaxie pré-exposition), un traitement antirétroviral qui protège à 99 % lorsqu’il est pris correctement. VIH et sida sont la même chose : Faux. Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est le virus responsable de l’infection, tandis que le sida (syndrome d’immunodéficience acquise) est le stade avancé de l’infection, que beaucoup n’atteignent pas grâce au dépistage et au traitement précoces. On peut attraper le VIH par un baiser, la salive, la sueur ou les larmes : Faux. Ces fluides contiennent des quantités négligeables de virus, incapables de transmettre l’infection. Seuls le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le lait maternel et les sécrétions rectales peuvent transmettre le virus. Les moustiques et insectes transmettent le VIH : Faux. Le virus ne survit pas ni ne se multiplie dans leur organisme. Une piqûre de moustique ne transmet donc pas le VIH. Partager des couverts, utiliser les mêmes toilettes ou faire un câlin à une personne séropositive transmet le VIH : Faux. Une mère séropositive transmet forcément le VIH à son enfant : Faux. Avec un accouchement sécurisé, un traitement approprié et des soins postnatals, le risque de transmission est inférieur à 3 %.
Comment déconstruire les mythes sur le VIH
Les croyances erronées alimentent la stigmatisation, la discrimination, la peur du dépistage et limitent l’accès aux soins. À l’inverse, les déconstruire permet aux personnes vivant avec le VIH de mener une vie normale et favorise leur intégration sociale. Quelques pistes : Informer avec des faits scientifiques et des statistiques fiables, sensibiliser le public sur ce qu’est réellement le VIH, au-delà des idées reçues, encourager le dépistage, car on ne peut pas identifier une personne séropositive à son apparence, promouvoir les outils de prévention : préservatifs, PrEP et PEP, et soutenir les personnes vivant avec le VIH, au lieu de les stigmatiser.
Conclusion
Bien que le VIH soit une maladie transmissible par voie sexuelle, par le lait maternel ou par du matériel d’injection contaminé, il ne se transmet pas par un simple contact ou par la salive. Beaucoup de croyances persistent encore, mais plus nous diffusons la vérité scientifique sur le VIH, plus nous contribuons à mettre fin aux mythes et à réduire son impact sur l’humanité.
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