Introduction
Par ordonnance N°002/PCMT/2022 du 22 juillet 2022, le gouvernement du Tchad a décidé de la création des zones économiques spéciales au Tchad. Les activités sont déjà en chantier dans la province du Logone Occidental. Cependant, le projet fait l’objet d’un contentieux entre les exploitants, la population locale et l’Agence d’Administration des Zones Economiques Spécialisées (AAZES).
Parking de bétails
L’économie du Tchad repose en grande partie sur l’agriculture et l’élevage. En 2024, les autorités tchadiennes ont décidé de mettre en place des stratégies de valorisation des ressources nationales en l’occurrence le bétail. Trois sites dénommés Zones Economiques Spécialisées sont choisis pour une mise en exploitation. Le marché a été confié à la société PAMCO-SA-CA. Pour le la province du Logone Occidental, 100 hectares sont arrachés aux paysans pour dit-on, l’utilité publique. Mais à la surprise générale, la population riveraine ne sait ni d’Adan ni d’Eve ce qui se passe en réalité sur le terrain.
Les droits des paysans bafoués
La zone sud reste le bastion de l’agriculture. Plus de 70% de ménages vivent des produits agricoles. Avec l’augmentation de la population, l’espace cultivable est réduit. S’accaparer de 100 hectares pour un projet économique revient à punir des milliers de pays de a nourriture. La triste réalité c’est que ces cultivateurs n’ont reçu aucune indemnisation de la part des exploitants. Poussés à bout par ce comportement d’un autre ciel, la population locale s’organise pour réclamer ses droits dans les jours à venir.
La société civile appelle au dédommagement
Plusieurs organisations de la société civile ont dénoncé ce comportement et exigent que les victimes soient dédommagés mais en vain. Des chefs des partis politiques aux chefs traditions, l’appel à la justice aux paysans a été incessant et non fructueux.
Les exploitants font sourde oreille
Avec l’implantation du Complexe Industriel des Abattoirs du Logone, les autorités tchadiennes avaient la conviction de booster l’économie nationale car il doit desservir toute la sous région voire au-delà de l’Afrique en viande et autres produits complémentaires comme la peau, les cornes, les sabots. Les activités ont démarré mais contre toute attente, il s’avère la passation du marché par le partenaire national LAHAM à la société PAMCO-SA-CA n’a pas respecté les procédures administratives.
L’Agence d’Administration des Zones Economiques Spécialisées réagit
La vague de protestation des paysans est parvenu aux oreilles des autorités nationales. Une mission conduite par le Responsable de l’AAZES Mahamat Maï Hassan a fait le déplacement sur le site au Logone Occidental pour clarifier le dossier. Après constat et échanges l’AAZES demande aux exploitants de reprendre le protocole administratif afin d’éviter la suspension de travaux. « La situation est irrégulière mais peut être régularisée dans un bref délai. Donc, nous allons sommer notre partenaire Laham Tchad qui a cédé, sur un bail un peu politique, un foncier qui ne lui appartient pas à PAMCO de reconsidérer les procédures administratives légales pour l’intérêt général », a déclaré l’AAZES Mahamat Maï Hassan.
