WELCOME TO R:Ed
Domestic workers and their fight for equal labour rights. Photo credit - AI Generated

Les droits du travail : Les femmes de ménage à Madagascar

Introduction

A Madagascar, chercher un travail est déjà un travail acharné pour les jeunes diplômés ou non, notamment pour les filles, femmes qui exercent un métier au sein d’un foyer en tant que fille ou femme de ménage. Le constat est que ce sont elles qui travaillent davantage comme des aide-ménagères par rapport aux garçons ou aux hommes. Ces derniers sont peu nombreux à exercer cet emploi à Madagascar. Donc, ce sont les filles/femmes qui souffrent de plus d’un salaire très bas. Même si elles travaillent jours et nuits, elles sont moins rémunérées. De ce fait, des questions se posent : est-ce que les droits du travail sont-ils bien appliqués tels qu’ils sont pour les filles/femmes malgaches ? Et pour quelles raisons elles sont si nombreuses que les hommes à exercer ce travail ?

 

Les conditions des travailleur.e. s Malgache

Selon la loi n° 2024-014 portant Code du travail, chapitre IV (Respect de la dignité de la personnes humaine) Sections 1, Art 10, alinéa 1 « Tout salarié a droit au respect de sa dignité. Dans toutes les relations de travail, nul ne peut être victime de mauvais traitement ou de violence portant atteinte à l’intégrité physique ou morale prévue et sanctionnée par le code pénal ».  Par rapport à cela, tout travail doit être formel pour protéger les travailleur.e. s, peu importe leur sexe.  En revanche, ce sont les travaux informels qui existent le plus dans la société malgache. Sur ce point de vue, les filles/femmes de ménages exercent leur métier d’une façon très informelle. Parce qu’elles ne jouissent pas de leur droit comme tous les autres salariés. Cependant, il est utile d’évoquer certaines situations vécues par les filles/femmes de ménage malgaches.

Des réalités des filles/femmes de ménages

Des filles/femmes travaillent pour des raisons différentes telles subvenir à leur besoin, nourrir leur famille, payer une dette, trouver l’argent pour s’investir. Néanmoins, elles souffrent d’un traitement inégal dès qu’elles cherchent un emploi parce qu’elles sont vendues par intermédiaires ou « Panera ». Souvent, à part ceux qui déposent leur dossier ou suivent une formation au sein d’une agence, elles trouvent le travail par bouche à oreille ou par un (e) ami.e. Et, elles travaillent avec beaucoup d’exigences des employeur. e.s mais elles ne reçoivent que 50.000, 70 000, ariary ou 100.000 ariary maximum. Une femme âgée de 40ans disait qu’elle se réveille à 4h du matin par jours, elle ne doit pas dormir tant que son employeur ne dort pas, même si elle est fatiguée. Alors qu’elle s’occupe de toutes les tâches ménagères, en même temps qu’un bébé, elle n’est payée qu’à 70 000ar, et elle fait toujours face à un retard de paiement.  

 

Conclusion

La loi sert à punir ou à protéger des êtres humains au sein de la société. Cette dernière se retrouve dans une insécurité sans une application juste, égale, et équitable de cette loi. Par rapport à cela, il est nécessaire d’évoquer les droits du travail des femmes de ménage pour comprendre l’implication des droits de l’homme dans la société malgache. Face à cela, une meilleure implication du Politique Publique en matière du travail pourrait garantir une égalité de tous les travailleurs.e. s malgaches.

RASOANDALANA Angela

VIEW ALL POSTS

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *