Introduction
Les réseaux sociaux sont des technologies interactives qui facilitent la création, le partage et l’agrégation de contenus au sein de communautés et de réseaux virtuels. Il s’agit de sites web et de programmes informatiques permettant aux individus de communiquer et de partager des informations, des opinions, des images, des vidéos, etc. sur Internet, notamment via les plateformes de réseautage social. La cybercriminalité désigne les activités criminelles menées à l’aide d’ordinateurs ou d’Internet. Ces crimes visent souvent les ordinateurs ou les réseaux, ou s’en servent pour mener leurs attaques. La plupart du temps, ces actes sont motivés par des raisons personnelles ou diplomatiques, et rarement dans le but de détruire des systèmes ou de générer des profits.
L’usage des réseaux sociaux chez les jeunes de Sierra Leone
L’utilisation des réseaux sociaux en Sierra Leone peut s’avérer utile par moments, mais elle peut aussi être nocive pour de nombreux jeunes qui n’ont que peu ou pas conscience de ses effets. Le harcèlement et les attaques en ligne sont devenus monnaie courante parmi les jeunes. Les individus se tournent rapidement vers les réseaux sociaux pour exprimer leurs frustrations au lieu de passer par les autorités compétentes. Ce manque de recours aux autorités n’est peut-être pas surprenant, car la méfiance envers celles-ci ne cesse de croître parmi la population.
Les lois sur la cybercriminalité et la population
La Sierra Leone a adopté des lois sur la cybercriminalité afin de limiter les usages abusifs ou inappropriés des réseaux sociaux dans le pays. Pourtant, il semble que ces lois ne soient ni suffisamment connues, ni comprises, ni reconnues par le public. On observe régulièrement des cas de cyberharcèlement tels que le body-shaming, les attaques sur les réseaux sociaux, les abus verbaux, la désinformation ou encore les fraudes. Le gouvernement doit renforcer la sensibilisation du public à travers des campagnes d’information sur les lois relatives à la cybercriminalité pour une meilleure prise de conscience citoyenne.
Le gouvernement face au peuple à propos des lois sur la cybercriminalité
Les citoyens ont tendance à utiliser les réseaux sociaux et les programmes de discussions radiophoniques pour exprimer leur colère face à certaines décisions gouvernementales jugées injustes. Le gouvernement, quant à lui, a instauré ces lois sur la cybercriminalité pour contrôler l’usage abusif des médias par certains citoyens. Ainsi, on observe que le gouvernement protège également ses ministères, agences et intérêts à travers l’application de ces lois à l’encontre de ceux qui s’en écartent.
Conclusion
Des citoyens, politiciens et blogueurs sont régulièrement convoqués au Département des enquêtes criminelles (CID) pour être interrogés au sujet de leurs publications ou commentaires jugés contraires aux lois. Certains avancent que ces lois visent à restreindre la liberté d’expression ou à limiter les critiques envers le gouvernement. Pourtant, les lois sur la cybercriminalité pourraient être bénéfiques à la société si elles étaient mieux vulgarisées et appliquées de manière équitable. Elles peuvent également aider les individus à protéger leur image, en particulier ceux qui ne disposent pas de plateformes pour se défendre.
