Introduction
Si beaucoup affirment croire en l’éducation des filles, tout le monde ne va pas jusqu’au bout de sa logique. L’hypothèse selon laquelle les filles méritent les mêmes opportunités que les garçons pèse lourd sur les décideurs politiques zimbabwéens, car le rôle du gouvernement dans son programme d’éducation de base est en train de perdre son financement. Cette situation est évidente, car le gouvernement est aux prises avec des difficultés économiques qui ont entraîné une diminution constante des fonds alloués à l’éducation. L’éducation des filles est donc en suspens, ce qui alimente les mariages précoces dans certaines régions du pays.
Les décideurs politiques ont des points de vue incohérents sur l’égalité entre les hommes et les femmes
Les recherches menées dans le pays ont montré que l’accès des filles à l’éducation s’est considérablement réduit, tant au niveau primaire que secondaire. Les décideurs politiques ne parviennent pas à faire entendre leur voix sur les plateformes qui améliorent ou promeuvent l’éducation des filles. Il existe un fossé critique entre la rhétorique et la réalité. Certains décideurs politiques ont encore des croyances qui bloquent les progrès vers l’égalité des sexes dans le secteur de l’éducation. Pour parvenir à un changement significatif, il faut modifier à la fois les politiques et les attitudes culturelles, et surtout les stigmates. Lors de la récente réunion mondiale sur l’éducation à Fortaleza, les gouvernements du monde entier se sont engagés à « éliminer les obstacles à l’égalité des sexes par l’éducation ». La différence entre la rhétorique et la réalité a été observée dans tous les pays africains, y compris au Zimbabwe. La valeur de l’éducation des filles au Zimbabwe a diminué à bien des égards, car les familles crient au scandale, utilisant le bourbier économique comme effet résultant du fait de fermer les yeux sur les filles en âge d’aller à l’école qui errent dans les rues en faisant de la vente pour nourrir leur famille ; une responsabilité qui n’est pas la leur.
Les décideurs politiques pensent que les écoles devraient promouvoir l’égalité des sexes
La valeur de l’éducation des filles est peut-être l’une des politiques les moins controversées au monde. Tout le monde, à l’exception des Talibans, ne suit pas cette politique à la lettre, en particulier nos décideurs politiques qui sont particulièrement préoccupés par la promotion de leurs agendas personnels qui laissent leurs circonscriptions vulnérables et souffrantes en raison du manque de financement dans le secteur de l’éducation. Par conséquent, les parlements et les dirigeants africains ne vont pas tous jusqu’au bout de leur logique, à savoir que les filles doivent avoir les mêmes chances que les garçons. Dans la plupart des pays, les décideurs politiques pensent que les hommes devraient avoir plus de droits que les femmes en matière d’emploi. D’autres pensent qu’une mère qui travaille est néfaste pour ses enfants. Les décideurs politiques insistent sur le fait que « les écoles doivent promouvoir l’égalité entre les sexes », plutôt que d’insister pour que le gouvernement accorde des fonds spécifiquement destinés aux petites filles. Malgré un soutien important à l’égalité des sexes sur le plan théorique, l’Afrique n’apporte qu’un soutien minimal à l’égalité réelle des sexes. Pour soutenir véritablement l’éducation des filles, les décideurs politiques doivent aller au-delà de la rhétorique, tandis que d’autres approuvent le principe de l’égalité des sexes. La croyance majoritaire est toujours en contradiction avec la notion d’égalité des chances en matière d’éducation pour les filles, et même pour les femmes. Cette situation renvoie à des défis sociétaux plus vastes. Elle empêche les filles de progresser et de réaliser leur plein potentiel.
Conclusion
La réalisation d’une véritable égalité des sexes dans le domaine de l’éducation nécessite un effort concerté de la part des décideurs politiques pour que les États allouent des fonds à l’éducation des petites filles. Il faut également s’efforcer de modifier non seulement les cadres politiques, mais aussi les attitudes culturelles. Cela signifie également qu’il faut sortir des sentiers battus pour mettre délibérément en question les préjugés, promouvoir et doter les filles des compétences, des connaissances, des outils et des fonds dont elles ont besoin pour réussir et briser les barrières qui ne cessent de se multiplier à mesure que les sociétés évoluent en permanence.
