Introduction
L’eau constitue l’une des ressources les plus répandues à la surface de la terre. Les données sur ses proportions font état de ce que 97.5% de cette eau constitue de l’eau salée quand uniquement 2.5% constitue de l’eau douce utile pour nos besoins. Dans ce panel, l’Afrique dispose de 9% des réserves renouvelables en eau douce mondiale soit près de 4000km3 d’eaux de surface (fleuves et lacs) et nappes phréatique. De ces illustrations l’eau passe à première vue pour une ressource disponible, Il est à noter cependant que son inégale répartition due à la diversité géographique fait d’elle un enjeu important à maitriser pour nos besoins quotidiens. Le droit à l’eau revêt d’un aspect si fondamental qu’il a été consacré par l’ONU en 2010 au travers d’une résolution comme « un droit de l’homme essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». Dans un contexte marqué par les changements climatiques qui rendent compte d’un accroissement de la pression sur les réserves existantes, on s’est montré curieux de mettre en lumière d’une part le concept d’accès à l’eau et les difficultés auxquelles l’Afrique se heurte, et d’autre part à l’eau et la particularité des types de rapports nouveaux au sein du vivant que l’inégal accès à l’eau induit.
En quoi consiste l’accessibilité à l’eau ?
Selon les rapports mondiaux sur la question, notamment celui de l’agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable (ODD), l’accessibilité à l’eau s’intègre à un cadre plus large. Celle-ci prend en compte les moyens d’assainissement. Elle implique les exigences sur lesquelles statue le droit d’accès à l’eau : il suppose pour tout individu la capacité à disposer d’un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et disponible à un coût abordable d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques. A côté de la place que les contingences géographiques peuvent occuper dans la disponibilité de l’eau douce, l’accès à l’eau en Afrique se heurte à la disponibilité des moyens techniques et infrastructurels pour sa bonne gestion nous voyons par là en fonction du secteur (agriculture, eau courante…) l’aménagement nécessaire pour une utilisation sans risques. Dans un contexte marqué par le réchauffement climatique dont l’Afrique est présentée en face comme le continent le plus sensible, les défis à relever pour une optimisation de nos ressources sont énormes sur le plan de l’approvisionnement, en terme d’agriculture et d’irrigation, en terme de modélisation et d’études d’impact des changements climatiques, en termes de qualité de l’eau, et même de coopération diplomatique pour améliorer la gestion commune des bassins fluviaux. Cela pour adapter les ressources hydrauliques aux changements du climat.
Liens changements climatique et accès à l’eau : comment modifieront t-ils les rapports au sein du vivants ?
De l’avis de tous les experts sur la question, le réchauffement climatique mettra l’Afrique à rude épreuve. L’eau qui tient un rôle dans tous les processus du vivant du stade de la plus élémentaire des réactions chimique qui donne la vie à celui de nos besoins quotidiens trouvera ses propriétés modifiées. Tenez ! La fonte des glaciers prive de leurs écosystèmes les espèces qui en sont tributaires et rend l’eau liquide plus abondante dans des environnements qui parfois n’en demandent pas. Tandis que son évaporation et son assèchement précède la désertification et crée en partie Le stress hydrique. Dans l’un des cas les pays côtiers respectivement seront confrontés à l’élévation du niveau de la mer, tandis que d’un autre coté les pays du sahel seront plus exposés on estime jusqu’à une élévation de +2°C à +4.6°C d’ici à 2080 l’élévation de la température dans un pays comme le Niger comparativement à la température de l’ere pré industrielle quand le monde en moyenne se battra selon les objectifs affichés pour limiter son augmentation moyenne en dessous +2°C. Plus qu’avant la lutte pour la satisfaction de nos besoins de base en eau nous poussera à nous contraindre nous-même ce à quoi on n’est jamais bien préparé. En cela git le germe de la compétition sans règles et de la conflictualité des rapports au sein du vivant que nous nous devons de contrôler. Un exemple illustratif ce sont les guerres, et aussi l’interaction avec d’autres écosystèmes animaux qui s’accompagnent du surgissement des nouvelles maladies.
Conclusion.
Le réchauffement climatique global marque le vivant en déséquilibrant la disponibilité de l’eau douce. En marge de la récente journée mondiale de l’eau le rapport du GIEC sur le climat faisait état d’une augmentation de température qui des +1.2°C actuel (comparativement à l’ère pré industrielle) atteindra les +1.5°C d’ici à 2035. Au rythme d’évolution actuel, il incombe à toutes les parties prenantes de se conformer à leurs engagements vis-à-vis des dispositifs utiles pour limiter en dessous des 2°C le réchauffement global comme prévu par les accords de Paris d’ici à 2100 pour une justice climatique véritable. Afin que l’eau, ressource renouvelable mais pas illimitée, ait un bel avenir et avec elle la vie.
