NEE DE LA COTE D’ADAM PAR NURUDDIN FARAH
Le titre de Née de la côte d’Adam est tiré d’un proverbe somalien qui dit : « Dieu créa la femme avec une côte courbée ; qui qui essaye de la redresser, la brise ». Cela signifie que l’homme et la femme sont différents et que les hommes ne doivent pas essayer de changer les femmes. C’est ça le sujet du livre qu’il a écrit du point de vue d’Elba, une fille intelligente de la campagne somalienne.
Elba est assurée mais respectueuse. « Elle réfléchissait aux choses et aux gens de sa propre manière mais elle respectait toujours les morts. Sa mère et son père lui était de la plus grande importance ». Elle se pose des questions sur le rôle de la femme dans la société : « pourquoi une femme est une femme ? Pour tenir compagnie à l’homme ? Pour engendrer des enfants ? Pour faire le devoir d’une femme ? Mais ce n’est qu’un travail de maison. Que d’autre ?» Elba sait ce qu’on attend d’une femme et accepte ces limites. Nous pouvons voir qu’Elba a un bon cœur.
Elba est orpheline. C’est son grand-père qui l’a élevé, mais celui-ci meurt au début du livre. Les gens veulent la vendre en mariage contre sa volonté. Pour cette raison elle fuit pour aller dans la ville. Elle reste chez son cousin Gheddi. Il lui dit de s’occuper de sa femme enceinte, Aowralla. Elle sent qu’elle connait les animaux mieux que tout autre humain : « Quoi qu’elle soit la femme de mon cousin, Aowralla n’est une connaissance que depuis cet après-midi. Les bêtes m’ont toujours accompagnée depuis que j’ai ouvert les yeux. » C’est parce qu’on ne la respecte pas, parce qu’elle est une femme. Les animaux n’essayent pas de la contrôler.
En ville elle a peur d’être indépendante. « Elle se rendit compte qu’elle allait devoir faire tout elle-même. Pour la première fois de sa vie elle avait le problème de devoir faire quelque chose toute seule. Quand un ami de son cousin se fait mal, elle le soigne. Elle a peur parce que ‘elle n’était jamais venu en contact avec la guerre et elle ne s’était jamais battue en duel. Sa tension interne grandit parce qu’elle avait si peu de connaissances. » Elle est venue de la campagne en ville. Elle a peur, mais ses expériences la rendent sage. Son indépendance, en tant que femme, lui est bénéfique.
Elle remet en cause le mariage. « Pourquoi doit-on se marier ? Pour faire des enfants ? Pour élever un carquois d’enfants ? C’est tout ? Ou est-ce que c’est aussi pour l’amour ? Pour aimer un homme ?» L’amour lui est important. Le mariage ne fonctionne pas si l’homme et les femmes ne s’aiment pas. Ceci n’est pas possible dans le monde qu’elle habite. « Par expérience elle savait que les filles étaient des objets, des choses, comme les articles sur l’étagère d’un magasin. » Elle rencontre un homme qui s’appelle Awill. Il est intelligent et aime lire et il lui plait. Elle est d’accord de l’épouser. « Awill était très content qu’elle s’est décidée de l’épouser. Il découvrit un nouvel amé en lui. » Cela montre que le mariage les a aidées tous les deux
Ils voyagent à Mogadishu, la capitale de la Somalie. Awill leur prend une chambre dans un hôtel. Ils vont se marier le lendemain mais cette nuit Awill dit qu’ils vont partager un lit quand même. Il dit qu’ils sont déjà mariés. Ce n’est pas juste et cela montre l’impuissance d’Elba. Même si elle veut être correcte et attendre, elle ne peut pas prendre cette décision. Toutefois, elle le respecte encore. Son mari la traite bien pour une semaine mais après il s’envole pour aller en Italie et l’abandonne à Mogadishu.
Elba et Asha deviennent amies. Asha est une femme célibataire dans son immeuble. Asha convainc Elba de se venger sur Awill en épousant quelqu’un d’autre. Elle épouse un homme riche appelé Tiffo.
Cependant, elle se rend compte qu’elle a fait une erreur : « elle ne comprenait pas bien ce qu’était : elle l’interprétait mal. Si son interprétation était correcte, alors tout le monde aurait raison. Pour elle, la vie signifiait la liberté, la liberté dans toute ses formes. » La liberté est importante dans la vie mais, en essayant d’être libre, elle finit par se vendre à Tiffo. Elle se demande « qu’est-ce que ça m’a fait ? Qui bénéficie – lui ou moi ? Dans tous les cas, je suis la victime. J’ai couché avec un homme. Je l’ai fait exprès mais je savais quelles étaient les conséquences. »
Par la suite, elle se décide à être honnête. Elle dit à Tiffo qu’elle est mariée et elle le laisse. Awill revient peu après. Elle se souvient qu’elle l’a épousé parce qu’elle le voulait. Elba et Awill se font la promesse d’être honnête au futur. Le livre finit « ils se recouvrirent de la même couette et Elba se demanda si le soleil levant du lendemain serait heureux et si l’éclat du matin lui porterai courage. » L’histoire finit donc heureusement. Elba et Awill apprécient leur mariage et restent ensemble parce qu’ils s’aiment. Nuruddin Farah suggère que tous mariages devraient se passer comme ça : les femmes doivent respecter et aimer leurs maris et les maris doivent respecter et aimer leurs femmes. Ceci n’est seulement possible si les deux veulent être ensemble.
*Les extraits du livre ont été traduit par Right for Education.
