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Une introduction à l’histoire et la culture de la tribu éwé

Il existe des centaines de groupes ethniques en Afrique et la plupart ont leur propre langue, traditions et culture. Cet article se concentre sur le peuple éwé et leur incroyable histoire.

L’HISTOIRE DU PEUPLE EWE

Le peuple éwé remonte à 5 millions de personnes, distribuées ainsi : approximativement 2.7 millions au Ghana, 2.1 millions au Togo et 0.2 million au Benin. Les éwés sont aussi une minorité ethnique au Nigeria et en Côte d’Ivoire. Ils parlent l’ewe.

Certaines preuves archéologiques suggèrent que leur histoire commence au 13eme siècle à Oyo, au Nigeria. D’autres traditions orales et des découvertes archéologiques suggèrent une série de migrations qui commencent au 11ème siècle et que les éwés peuplèrent le Ghana au début du 17ème siècle. Il se dit aussi que le peuple éwé soit passé par l’Egypte, Le Soudan du Sud et l’Ethiopie.

Quand les colons britanniques, belges, français, allemands et portugais créèrent les bords des pays au 19ème siècle, les éwés sont divisés. Les peuples qui parlent l’éwé en Afrique de l’ouest habitaient les régions entre la Volta au Ghana et la Mono sur la frontière de l’ouest de l’ancien Royaume du
Benin. Ça veut dire que les éwés, comme beaucoup de groupes ethniques en Afrique, ont développé divers dialectes et vivent sous divers gouvernements. Une de leurs histoires les plus passionnantes est celle de l’évasion de Notsie et la tyrannie du roi Agokoli ; après que les peuples éwés furent divisés, cette histoire été même utilisée par les éwés pour expliquer qu’ils étaient un peuple uni avec une langue commune à tous.

La division a causée certaines différences religieuses et culturelles mais les éwés sont unis par leur langue et surtout par leurs traditions et leur culture unique.

CULTURE ET FESTIVALS

Les éwés du Ghana savent faire la fête ; il se dit que même sous le règne du roi tyrannique Agokoli ils étaient bien connus pour leur musique est leurs danses ! Il y a beaucoup de festivals à travers le monde et un des plus grands est Hogbetsotso. Le festival Hogbetsotso a lieu dans la région Volta le premier samedi en novembre. Le festival est connu sous le nom ‘Festival de l’exode’ qui fête comment les éwés échappèrent au roi Agokoli. Les chefs mettent leurs meilleurs habits et ils dansent beaucoup, tambourinant et buvant pour fêter leur liberté.

A travers les années le festival attira des foules de plus en plus grandes et est devenu un événement joyeux pour fêter l’histoire des éwés. Pour la reconstitution de leur fuite de Notsie, roi Agokoli est représenté comme un brise-tout alcoolique plutôt qu’un tyran.

Une autre partie fascinante de la culture ghanéenne éwé est l’importance placée sur les noms des enfants. Ils choisissent des noms qui signifient ou la spiritualité des parents ou le temps et les circonstances de la naissance de l’enfant. Le nom peut aussi faire référence au jour de la semaine que l’enfant naquit. De plus, un deuxième prénom leur est donné une fois que leur personnalité est plus développée.

LA FUITE DENOTSIE

Il existe beaucoup d’histoires sur la migration des éwés et elles sont importantes pour les éwés.

La légende dit que le roi Agokoli donna aux éwés un grand nombre de tâches difficiles. Il leur ordonna de construire les murs de sa ville avec de la boue, du verre, des pierres et des épines, en se servant seulement de leurs mains et de leurs pieds. Il se dit qu’on leur a demandé de construire une corde avec seulement de l’argile ! Ils étaient punis sévèrement s’ils refusaient leurs ordres et leurs vies étaient difficiles.

Le roi Agokoli exigea que les éwés tuent leurs anciens pour éviter qu’ils partagent leur sagesse et leurs expériences. Toutefois, selon l’histoire, un ancien se cacha et formula un plan d’évasion. Son nom était Tegli. Son plan ingénieux était que les femmes devaient verser de l’eau contre un point précis sur le mur pendant qu’elles faisaient la vaisselle et la lessive. Le mur devint mou et tous les gens s’assemblèrent près du mur et commencèrent à jouer de la musique. La nuit, Tegli fit un trou dans le mur avec ‘l’Épée de la libération’ pour que les femmes et les enfants puissent s’échapper.

La légende dit que les hommes marchèrent en reculant pour que leurs empreintes ne montrent pas qu’ils s’évadaient. Quand les hommes du roi Agokoli cherchaient les éwés, ils s’embrouillèrent parce que les traces ne leur ont pas permis de trouver les éwés. C’était un plan brillant et exécuté parfaitement.

La fuite de Notsie se raconte depuis des générations et des générations. Certains détails changent de groupe en groupe mais l’histoire nous apprend à tous la valeur de nos anciens et l’importance de travailler ensemble.

LA COMMUNAUTE DE NOS JOURS

Une grande partie des éwés de nos jours sont des fermiers, des forgerons, des pêcheurs, des fileurs, des tisserands et des marchands. Normalement les femmes sont des marchandes, qui font le commerce des matériaux.

Les éwés ont un sens important de la famille et la famille reste toujours très proche. Le fondateur de chaque communauté éwé est le chef, et il est succédé par un fils ou une relation mâle. Ce genre de communauté est appelée ‘patriarcale’. Tous les membres de la famille sont honorés, la famille élargie aussi, comme les cousins et les grands-parents. Une raison que les familles sont si proches est parce que les éwés croient au pouvoir surnaturel de leurs ancêtres qui créent des liens entre toutes les générations d’une famille.

Les chefs doivent suivre beaucoup de règles pour garder leur position. Ils doivent recouvrir leurs têtes en publique et ne peuvent être vus buvant de l’alcool parce qu’ils doivent toujours être prêt à communiquer avec leurs ancêtres. Ils n’ont aussi pas le droit de regarder le visage des morts ou de toucher aux cadavres, même s’il est possible qu’ils se chargent des droits funèbres une fois que le corps est enterré. Le chef a une chaise noire particulière juste pour lui.

Les éwés sont connus pour leur indépendance. Une grande partie des décisions sont faites par les anciens ou les chefs du village. Les villages ont même leurs propres drapeaux.

Voilà quelques aperçus sur le peuple éwé mais il y a d’innombrables autres histoires et des rituels fascinants propres à ce groupe.

YASHAWI BAGGA

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