De nos jours, bien que la majorité des gens dateraient l’origine des mathématiques à l’époque des Babyloniens, Egyptiens et Grecs, certaines évidences prouvent que les premiers chiffres sont originaires de l’Afrique sub-saharienne.
En 1960, un géologue Belge a découvert l’os Ishango près de la rivière Semliki, qui se trouve à la frontière entre l’Ouganda moderne et la république démocratique du Congo. Cet os provient du tibia d’un babouin, et remonte à plus de 20,000 ans. Il contient des marques ressemblant aux connaissances des premiers chiffres, multiplications et soustraction.
La colonne du centre montre 3 encoches, suivies de 6, puis 4 encoches par 8, et avant 10 encoches suivies de deux séries de 5 encoches. Les chercheurs pensent que cela démontre la connaissance du doublement et de la réduction de moitié.

La colonne du centre montre 19 encoches, suivies par 17, puis 13 et enfin 11.Ces chiffres représentent les chiffres premiers entre 10 et 20.

Finalement, la colonne de droite contient 9 encoches, suivies de 19 puis 21 et 11. Cela peut représenter 10 – 1, 20 – 1, 20 +1 et 10 + 1.

Il est difficile de comprendre la vraie signification de ces marques, ainsi que d’identifier la vraie utilisation de l’Os Ishango. Certains analystes suggèrent qu’il était utilisé pour compter, d’autres estiment qu’il était un calendrier lunaire, utilisé par les femmes pour leurs menstruations. L’outil est composé d’une pièce en quartz attachée au bout. L’os peut donc aussi avoir servit pour la gravure.
Dans tout les cas, L’os Ishango montre que les peuples d’Afrique Sub-Saharienne avaient des pionniers dans le domaine de mathématiques et étaient certainement les être humains les plus avancés à l’époque.
