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An illustration of second-class citizens in dispute. Photo credit - AI Generated

Des citoyens de seconde zone : la politique malgache

Introduction

Dans les trois dimensions de la politique (le, la, les), les citoyens se sentent souvent exclus en raison de besoins qui n’ont jamais été suffisamment pris en compte par les politiciens malgaches. Cet article cherche à montrer que les politiques publiques et les citoyens ne cessent de s’éloigner, de la Première à la Quatrième République. Une partie des citoyens se désintéresse de la vie politique, tandis que certains dirigeants peuvent privilégier leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Dès lors, comment sortir Madagascar de ses différentes crises face à des citoyens parfois irresponsables et à des dirigeants qui ne répondent pas suffisamment aux besoins collectifs ?

 

Les citoyens et les politiques publiques

Un citoyen peut être défini comme une personne âgée de plus de dix-huit ans, jouissant de ses droits et assumant ses responsabilités envers sa nation, notamment en connaissant ses devoirs. Quant aux politiques publiques, elles visent à répondre aux différents besoins de la population dans plusieurs secteurs, en garantissant un traitement équitable et inclusif afin de contribuer au développement durable. Elles ne peuvent donc fonctionner sans dirigeants chargés de leur application ni sans citoyens responsables envers leur pays. Ainsi, les politiques publiques et les citoyens sont indissociables dans la construction du développement national.

 

Des traitements inégaux dans la politique malgache

Évoquer les différentes formes de traitement inégal dans l’application des politiques publiques permet de comprendre certaines raisons des difficultés du pays. À Madagascar, l’accès au pouvoir politique peut être influencé par les liens de parenté et les réseaux familiaux. Cette logique peut également se retrouver dans certains espaces de la fonction publique et dans l’accès aux concours. Pour ceux qui ne disposent pas de tels réseaux, l’accès aux responsabilités peut apparaître plus difficile. Ainsi, le principe du mérite peut être fragilisé. Par ailleurs, même si les femmes et les hommes peuvent participer à la sphère politique, les hommes y demeurent davantage représentés. Cette situation peut contribuer à la désaffection politique et à la division des citoyens.

 

Pour de meilleures politiques publiques malgaches

Plus les politiques publiques s’éloignent de la réalité sociale et plus la corruption gagne du terrain, plus les citoyens intègres peuvent se détourner de leur pays, tandis que les profiteurs peuvent se présenter comme des sauveurs. Pour lutter contre cette situation, un changement de culture constitue un levier important. Il faudrait notamment renforcer un système éducatif répondant aux besoins de la population et fondé sur une culture politique de la méritocratie. L’éducation constitue en effet une base du développement. Il importe également d’apprendre aux citoyens que la politique doit être au service de la population et non d’intérêts familiaux particuliers.

 

Conclusion

Pour inclure les citoyens dans des politiques publiques saines et équitables à Madagascar, il faut reconnaître chacun selon ses valeurs et ses compétences, sans discrimination liée aux origines, aux ethnies ou à la religion. Les citoyens doivent également jouer leur rôle en choisissant des représentants capables de dépasser les barrières discriminatoires, notamment religieuses, sexuelles et ethniques. Les politiques publiques pourraient ainsi mieux répondre aux besoins de la population en valorisant la méritocratie et l’égalité entre les citoyens malgaches.

 

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RASOANDALANA Angela

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