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People getting access to information. Photo credit - AI Generated

La pauvreté informationnelle : une inégalité dont on parle rarement en Afrique

Introduction

Nous vivons dans une époque où l’information est abondante, mais où son accès reste profondément inégal. En Afrique, les opportunités, les services publics et les connaissances sont de plus en plus diffusés en ligne. Pourtant, des millions de personnes sont confrontées au coût élevé des données, à des connexions instables, au manque de compétences numériques ou à des informations présentées dans des langues difficiles à comprendre.

 

La fracture numérique et les dangers de la désinformation

Une communauté rurale peut, par exemple, être éligible à un programme agricole dont l’appel à candidatures est publié uniquement sur Internet. Le programme existe, mais certains bénéficiaires potentiels n’en sont jamais informés. De même, un étudiant peut avoir Internet sans savoir distinguer une source scientifique fiable d’une publication douteuse.

Lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, de fausses informations affirmaient que boire ou se baigner dans de l’eau salée pouvait prévenir la maladie. Cette situation a montré que la désinformation peut se propager rapidement en période de crise et mettre des vies en danger.

 

La pauvreté informationnelle comme dimension cachée des inégalités

La pauvreté informationnelle désigne ainsi l’incapacité à accéder à des informations fiables, à les comprendre, à les évaluer ou à les utiliser au moment où elles sont nécessaires. Elle peut limiter l’accès aux opportunités, aux services essentiels et à la connaissance des droits.

 

Les effets au quotidien

L’information est essentielle dans tous les domaines. Les agriculteurs ont besoin de prévisions météorologiques et de prix du marché. Les étudiants recherchent des formations et des bourses. Les demandeurs d’emploi ont besoin d’annonces fiables et les patients d’informations sanitaires claires.

Lorsque l’information est inaccessible, coûteuse ou difficile à comprendre, les inégalités s’accentuent. Les personnes disposant d’une bonne connexion et de compétences numériques avancent plus facilement, tandis que d’autres dépendent des rumeurs ou manquent des opportunités.

 

Combler le déficit d’information

Les gouvernements et les institutions doivent rendre les informations essentielles accessibles par des moyens numériques et traditionnels. Les annonces importantes ne devraient pas être publiées uniquement en ligne. La radio, les écoles, les bibliothèques, les centres communautaires et les langues locales restent indispensables.

 

Conclusion

Les bibliothèques peuvent contribuer à développer les compétences numériques et informationnelles, à faciliter l’accès aux opportunités et à lutter contre la désinformation.

Chaque citoyen doit également vérifier les informations avant de les partager et privilégier les sources fiables. Réduire la pauvreté informationnelle, c’est contribuer à réduire les inégalités et à renforcer la participation de tous à la société.

 

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Mercy Omale

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