Introduction
Les femmes sont confrontées à une marginalisation disproportionnée, qui se traduit par de vastes restrictions à leur participation pleine et effective à la société. Cette marginalisation est encore aggravée par des barrières culturelles, sociales, structurelles et juridiques qui entravent leur accès à la justice. Cet article traite donc du droit des femmes à accéder à la justice en Éthiopie, ainsi que des défis et des limites auxquels elles sont confrontées dans ce domaine.
Le droit d’accès à la justice en vertu des instruments internationaux
La garantie d’accès à la justice découle principalement des dispositions garantissant le droit à un procès équitable, l’égalité devant la loi, le droit à la liberté et à la sécurité de la personne, en particulier le droit de contester la légalité de la détention, le droit à un recours effectif et le droit à un procès rapide. Le droit à un accès effectif à la justice est considéré comme un élément effectif des droits économiques, sociaux et culturels en vertu du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) et l’article 13 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (UNCRPD) reconnaît le droit d’accès à la justice pour les personnes handicapées.
Le droit d’accès à la justice en Éthiopie
L’Éthiopie a signé plusieurs conventions internationales sur les droits de l’homme qui reconnaissent le droit des femmes à l’accès à la justice. La Constitution de la République fédérale démocratique d’Éthiopie (RFDE Constitution) reconnaît également le droit de chacun à bénéficier d’un accès approprié à la justice. Pourtant, dans la réalité, les femmes n’ont souvent pas accès à la justice, ce qui peut être attribué à de nombreux défis, c’est-à-dire à des lacunes juridiques et pratiques, comme indiqué ci-dessous.
Les défis liés à l’accès des femmes à la justice en Éthiopie
Tout au long de l’histoire, nous avons observé une exclusion constante des préoccupations des femmes des politiques et législations nationales, et ce n’est que récemment que les États ont commencé à reconnaître les droits des femmes après l’adoption d’instruments relatifs aux droits de l’homme par l’intermédiaire des Nations unies. Même s’il existe des lois protégeant l’accès des femmes à la justice aux niveaux international, régional et national, la violence et la discrimination à l’égard des femmes continuent d’être rendues invisibles et il reste difficile de faire de leurs droits une réalité ; leur droit d’accès à la justice est violé en raison du contexte historique et de l’influence culturelle ; elles acceptent tous les problèmes qui affectent leurs droits humains sans révéler et défendre leur droit d’accès à la justice et il y a un manque de sensibilisation juridique sur leurs droits, à qui s’adresser, comment revendiquer et défendre leurs droits, le manque de contrôle et d’administration de leurs biens communs, le travail gratuit sans rémunération, les problèmes économiques pour engager un avocat privé et pour couvrir les frais de justice et la violence à l’égard des femmes à la maison, à l’école et sur le lieu de travail.
Conclusion
Le droit d’accès à la justice est un droit humain fondamental en soi et un moyen essentiel de protection contre les violations des droits de l’homme. Par conséquent, le problème du droit des femmes à accéder à la justice en Éthiopie doit faire l’objet d’une attention et d’une mise en œuvre conformément aux instruments internationaux.
