Ryan James est le directeur de la foundation Good Work, une ONG Sud-africaine qui révolutionne les techniques d’enseignement pour les communautés rurales. Leur objectif est d’offrir à ces personnes des outils d’apprentissage modernes qui leur donnent accès aux mêmes opportunités que les citadins.

Plus d’information disponible sur le site: https://www.goodworkfoundation.org/about-us/#mission

R:Ed: Pourriez-vous nous parler de la Fondation Good Work et de votre travail? 

La Fondation Good Work est une ONG Sud africaine qui s’occupe de l’enseignement dans les zones rurales. Nous analysons qui sont les personnes qui ont accès à l’enseignement et essayons de bousculer les codes actuels. Notre but est de développer des canaux dans les zones rurales pour montrer au monde qu’il ne faut pas les négliger ni les oublier. Il existe des solutions simples et efficaces pour créer des outils d’éducation innovants et adaptés aux exigences de ces zones rurales.

Nous ne sommes pas une entreprise de technologie pour l’enseignement. Nous faisons confiance aux personnes et sommes persuadés que l’apprentissage chez les jeunes doit se faire avec de vraies personnes qui s’occupent d’eux. Grâce à cette base ils pourront construire leur futur. Cette personne peut être un professeur, un assistant de professeur, un parent ou un grand parent. Nous sommes fiers de créer un environnement grâce auquel les jeunes peuvent interagir avec des personnes qui les aident à construire leur avenir. Ensemble ils peuvent découvrir les domaines de la technologie, des STEM ainsi que le codage et la robotique. Nous voulons attiser la curiosité des jeunes et leur donner envie d’apprendre.

Mon rôle à la tête du développement de l’entreprise consiste principalement à trouver des financements, mais je m’occupe également du marketing et de la communication. Je travaille aussi pour les partenariats stratégiques avec les donateurs, les gouvernements et les entreprises privées, non seulement pour sécuriser les financements mais aussi pour leur fournir une assistance technique.

R:Ed: Pouvez-vous nous en dire plus à propos du hub et du model satellite?  

Nous avons créé un campus digital dans une zone semi urbaine (une zone majoritairement rurale où vivaient les foyers défavorisés à bas revenus) en adaptant l’expérience d’apprentissage à l’environnement. Cet environnement nous à servi de plate-forme pilote pour nos programmes. Ce campus central s’appel le Hazyview Digital Learning Campus. La demande pour Hazyview a directement augmenté après avoir présenté le lieu aux étudiants adultes afin qu’ils comprennent l’intérêt d’y aller. Nous avons également eut des retours positifs de la part des enfants et des professeurs qui nous ont demandé comment participer ou programme et si il était possible de répliquer ce model dans d’autres zones rurales. Suite à cette expérience nous avons établit d’autres campus dans les communautés rurales à la frontière Ouest de parc national Kruger en Afrique du Sud. Ces campus sont légèrement plus petits parce que les communautés sont moins grandes.

Nous avons aujourd’hui 4 campus satellites qui prouvent de l’enseignement digital peut fonctionner dans les zones les plus reculées d’Afrique. Vous pouvez vous considérer comme chanceux si vous arrive à avoir du wifi dans un village éloigné des grandes villes comme Johannesburg ou Le Cap, mais alors savoir que ces écoles collaborent avec l’université de Stanford pour programmer des robots et tout juste incroyable!

R:Ed: Comment imaginez vous le système éducatif sud africain d’ici 10 ans? 

Nous ne pouvons pas nous limiter au terme ‘système’ étant donné que nous espérons qu’il change mais que nous devons agir concrètement. Nous avons récemment pris des mesures positives dans notre environnement politique en Afrique du Sud, mais je ne sais pas si cela changera la politique dans le domaine de l’éducation aussi rapidement que nécessaire. Nous sommes un peu déçus maintenant. Ce n’est pas seulement l’Afrique du Sud, ce sont les citoyens du monde entier. Je pense donc que ce que nous aimerions voir, ce sont les jeunes ruraux qui ne sont pas limités par le système afin qu’ils puissent apprécier le fait qu’ils aient des compétences, qu’ils aient ou non un certificat à la fin de leur carrière scolaire. Je veux voir des jeunes qui pensent que «l’école est finie et je n’ai pas les moyens d’aller à l’université mais je n’y suis pas obligé. Il y a d’autres options pour moi». Nous voulons que les jeunes collaborent avec leurs frères et sœurs pour créer des choses basées sur le numérique ou soutenues par des outils numériques. Au moins, il y a moins de paperasserie en Afrique du Sud, afin que nous puissions expérimenter et devenir des leaders de l’apprentissage qui remettent le pouvoir entre les mains de l’apprenant et leur montrent qu’il y a beaucoup d’autres opportunités que vous n’avez pas besoin de compter sur les autres pour créer. Nous devons aller dans cette direction en tant que monde.

R: Ed: Avez-vous quelqu’un ou quelque chose qui vous inspire en tant qu’organisation et en tant que personne?

Brene Brown de l’équipe de la direction nous inspire vraiment. Pour faire ce que nous faisons, nous devons avoir le courage d’emprunter une voie différente et être vulnérables. L’environnement de financement nous pousse souvent à évoluer, à franchiser ou à utiliser plus de technologie et cet environnement. Parfois nous avons besoin de s’arrêter pour faire le point et apprécier les personnes et la culture qui font de notre modèle ce qu’il est aujourd’hui. Nous pensons que courage, vulnérabilité et amour sont la voie à suite. Nos animateurs sont jeunes et non formellement formés mais ont eut un impact énorme. Nous devons les encourager et leur montrer qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent et les inciter à continuer ainsi. Nelson Mandela nous inspire également beaucoup car il croyait aussi à la lenteur et à la stabilité. Oui, il y a urgence, mais rien ne peut être construit sans vision et sans le soutien de personnes partageant les mêmes idées, alors il continue de nous inspirer.